Le président Nicolas Sarkozy démissionne
PARIS (AFP) — Le président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, vient d’annoncer sa démission. Il a enregistré, mardi en fin de matinée, sa déclaration en vidéo depuis le studio de télévision installé à l’Elysée.
Il était prévu que son annonce ne soit diffusée que mercredi 1er avril au journal de 13 heures de TF1, mais nous avons réussi à obtenir une copie de cette bande.
La mine défaite, avec à ses côtés son épouse Madame Carla Bruni-Sarkozy, le président de la République explique dans cet enregistrement, qui dure 4’35, les principales raisons qui l’ont contraint à prendre cette décision. « Il était devenu évident que mes compatriotes souhaitaient un changement pour notre pays. Avec Carla, nous avons donc décidé de prendre les devants sans attendre que la situation dégénère. Ce n’est pas sans une certaine douleur, vous l’imaginez bien, que j’ai fait ce choix. »
Faisant ensuite l’inventaire des mesures qu’il a mises en œuvre et qui n’ont pas eu l’heur de plaire aux Français, le président Sarkozy déclare : « Je fais confiance au personnel politique pour prendre la relève et pour occuper ce poste de président de la France qui m’a tant apporté ! »
A la fin de l’enregistrement, Nicolas Sarkozy donne des précisions sur son avenir personnel : « Avec Carla, nous allons dans un premier temps dans cet hôtel du Mexique qui nous a tant plu. Mon épouse avait été très inspirée par ce lieu et je sais déjà qu’elle va composer de nouvelles chansons magnifiques là-bas. En ce qui me concerne, j’ai décidé de me plonger intensément dans la lecture. Le premier livre que je lirai en arrivant sera La Princesse de Clèves dont j’ai reçu plusieurs centaines d’exemplaires. »
Ségolène Royal, à qui nous avons demandé de réagir à cette annonce, nous a déclaré : « Je quitte immédiatement Châtellerault pour rejoindre Paris, je pense que la France a besoin de moi. » François Bayrou, pour sa part, était injoignable, son entourage nous ayant précisé qu’il était parti en randonnée dans les Pyrénées en oubliant son téléphone portable. Olivier Besancenot n’a fait que cette déclaration : « Bon débarras ! », réservant sa réaction politique pour la fin de journée, le temps de consulter le comité directeur du Nouveau Parti Anticapitaliste.
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