Tanit : qu'allaient-ils faire dans cette galère?

Publié le par autourdechezmoi

Au-delà de la compassion que l’on peut avoir pour la mort d’un otage sur un voilier, on est en droit de se poser plusieurs questions.

D’abord, quel intérêt ont des plaisanciers à aller sillonner des mers connues pour la présence de pirates qui ne plaisantent pas ? N’y a-t-il pas d’autres endroits dans le monde où l’on peut se livrer à la navigation sans risque ? Alors, bien sûr, la mer est symbole de liberté et, dès lors qu’on ne peut pas aller partout, cette liberté est entravée, mais dans ce cas que chacun assume ses responsabilités.

Deuxième question : les méthodes prônées par le gouvernement français et qui consistent à lancer l’assaut contre ces pirates est-elle la bonne ? Oui, sans doute, quand ça marche ! Dans le cas du Ponant, par exemple, les otages sont libérés, ils viennent féliciter tout le monde devant les caméras du monde entier, et les pirates sont attrapé, morts ou vifs. Mais cette fois, pour le Tanit, il y a bavure. De deux choses l’une, soit la volonté du gouvernement français est de lancer à tous les pirates potentiels un message de dissuasion, auquel cas peu importe qu’il y ait ce genre de bavure ; soit le gouvernement, comme face à la séquestration de patrons en France, souhaite indiquer à la face du monde que la France peut être aussi le gendarme des mers, et là le message n’est pas reçu 5/5.

Enfin, dernière question : nous avons, d’un côté, des plaisanciers dont on peut penser que les problèmes d’argent ne sont pas leur souci premier et, de l’autre, des Africains qui crèvent la faim. La cohabitation de ces deux mondes n’est-elle pas la raison essentielle de ces actes de piratage ? Et la France, plutôt que de jouer les cow-boys des mers, ne devrait-elle pas, avec d’autres, contribuer au développement de l’Afrique ?

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Publié dans énervé

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