Nicolas l'autiste

Publié le par autourdechezmoi

 « Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer les gens ? », s’est interrogé Nicolas Sarkozy. « On est dans un Etat de droit. Je ne laisserai pas faire les choses comme ça », a-t-il poursuivi.

« Qu’est-ce que c’est que cette histoire de ne pas avoir de travail pour vivre ? », ai-je envie de lui répondre. « On est dans un état de droit, et notamment de droit au travail. Nous ne laisserons pas faire les choses comme ça. »

« Qu’est-ce que c’est que cette histoire de ne pas avoir de toit pour dormir ? », ai-je envie de lui répondre. « On est dans un état de droit, et notamment de droit au logement. Nous ne laisserons pas faire les choses comme ça. »

« Qu’est-ce que cette histoire de ne pas avoir d’argent pour vivre ? », ai-je envie de lui répondre. « On est dans un état de droit, et notamment de droit à la vie. Nous ne laisserons pas faire les choses comme ça. »

Et ce que j’ai envie de lui dire par dessus tout, c’est que nous n’en sommes qu’au début. Nicolas Sarkozy, il risque d’avoir encore de très grosses surprises, et le plus il sera déphasé par rapport à ceux qui en bavent, le plus il sera étonné de voir ce qui va se passer.

Comment peut-on être aussi décalé, aussi peu en prise avec la réalité, ne voyant pas la colère qui gronde ? Pour des gens « normaux », je veux dire qui travaillent comme ils peuvent, qui gagnent juste de quoi faire vivre la petite famille, il est insensé de constater que nos dirigeants ne perçoivent pas nos difficultés. Difficultés qui peuvent évidemment se traduire par des violences dès lors que l’on assiste à des injustices aussi fortes que celles qui consistent à rémunérer de plus en plus le capital et de moins en moins le travail.

Après un ras-le-bol trop important, après des tentatives de luttes sans violence, ne voyant rien changer, la dernière solution c’est l’occupation des usines, la séquestrations des patrons voyous. Il en a été ainsi depuis que les ouvriers se sont organisés face aux patrons. Et l’ouvrier qui a perdu son travail n’a plus rien à perdre. J’ai trouvé chez un auteur, où je n’aurais jamais imaginé trouver ça, cette phrase : « Pourquoi l’ouvrier se soucierait de l’avenir des choses, dans un monde qui ne se soucie pas de l’avenir des gens ? » Charles Maurras écrivait cela le 1er août 1908 dans l’Action française, suite aux manifestations qui s’étaient déroulées à Draveil au cours desquelles les grévistes s’en étaient pris aux machines de leurs usines. Dommage que les solutions préconisées par Maurras étaient anti-démocratiques, car ses analyses étaient souvent pertinentes.
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Publié dans énervé

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H
Excellente et très pertinente analyse...<br /> <br /> j'ajouterai que la résistance à l'opression est même inscrite dans la loi fondamentale : (la constitution...) Or lorsqu'on ne te reconnait pas les droits que tu cites, (au logement, au travail, à une vie décente où tu peux manger à ta faim, tu peux te considérer opprimé...
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