Opération de communication de Rachidat Dati chez Mireille Dumas
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Rachida Dati n’est pas allée pour rien chez Mireille Dumas. Celle qui est grandement critiquée dans le secteur dont elle a la charge, la magistrature, mais aussi dans la société où ses attitudes de star de cinéma qui aime le luxe, les robes de grand couturiers commence à faire sérieusement jaser, a tenté de redresser la barre.
D’abord, présentation de la famille, dans l’appartement de Chalon-sur-Saône. Le papa, qui n’arrive plus à compter ses petits-enfants, apparaît comme un homme sympathique. Sa fille Rachida est assise sans façon, par terre, au milieu de ses frères et sœurs.
L’une de ces sœurs justifie son goût pour les belles robes : sa maman, déjà, lui en fabriquait la nuit et Rachida était toute belle le lendemain matin avec la robe neuve. Une autre sœur la caractérise par ce mot d’ordre : travail, travail, travail ! Rachida, c’était un peu la deuxième maman à la maison Dati.
Rachida Dati elle-même donne au téléspectateur une vision humaine de la ministre de la Justice quand elle évoque la mort de sa mère.
A-t-elle commis des erreurs en s’exposant trop ? Oui, sans doute comme l’évoque son amie Valentine Pineau-Valencienne, elle a été dépassée. En relativisant toutefois : vous savez, quand vous êtes invitée à une soirée officielle où la robe longue est imposée, vous n’allez tout de même pas y aller en vêtements Tati…
Sur sa grossesse ? Sur le père de sa fille ? On n’en saura pas plus, comme l’a précisé Mireille Dumas quand elle lui a dit : « on n’est pas là pour ça ! » Non, Rachida était là pour une nouvelle opération de communication visant à rectifier son image à la veille des élections européennes.
Le paradoxe dans cette émission, c’est que, avant elle, étaient reçus deux autres invités : Patrick Sébastien et Roland Giraud. Tous deux étaient très émouvants, Patrick Sébastien quand il a raconté, à travers l’expérience de la mort de sa mère, pourquoi il était important de légiférer sur le droit à mourir dans la dignité ; Roland Giraud quand il a déploré que l’enquête sur la meurtre de sa fille piétinait. Mais Rachida Dati n’était pas là pour régler ce genre de problème.