Je ne comprends rien à l'économie...
N’étant pas économiste, je ne prétendrai pas apporter ici, dans un post, des solutions miracles à la crise. Tous nos énarques, docteurs ès-économie et autres consultants spécialisés sont sans doute en train de cogiter sur les façons d’en sortir de cette foutue crise. Pas économiste, mais citoyen qui, de temps à autre, lit les journaux, écoute la radio, regarde la télé et navigue sur le web. Bref, qui essaie tant bien que mal de s’informer. Ainsi, je lis ou entends très souvent qu’il est impossible d’augmenter les salaires, que le protectionnisme, c’est la guerre. Peut-être. Pas qualifié pour approuver ou non.
Je suis tout de même aller vérifier quelques chiffres, notamment sur le site de l’INSEE et sur celui de l’Union européenne. Voici quelques-uns des résultats que j’y ai trouvés.
En 2007, la balance commerciale de l’Union européenne était déficitaire de 185,5 milliards d’euros. Alors que nous vendions, nous tous Européens, hors de l’UE pour 1238,7 milliards d’euros de marchandises, nous en importions 1424,2 milliards. La Chine est l’une des principales causes de ce déficit (159,5 milliards €). Viennent ensuite la Russie (54,5 Mds €), le Japon (34,2) et la Norvège (33,3).
Les droits de douane sur les produits qui entrent dans l’Union européenne sont de l’ordre de 4,2%. Autrement dit, et grosso modo pour faire simple, sur chaque produit que nous vend un pays n’appartenant pas à l’UE, nous faisons payer à ce vendeur une taxe de 4,2%. En Inde, ils appliquent un taux d’environ 15%, au Brésil, 10,73%, en Russie, 9,89%, en Chine, 8,75%,… Au Japon, en revanche, ils sont d’environ 3%.
Ne serait-il pas possible d’appliquer des taux identiques, dans chaque relation bilatérale, à l’importation et à l’exportation ?
Il ne me semble pas qu’il s’agirait d’un repli sur soi, simplement d’une harmonisation des pratiques douanières. Personne n’est allé déclarer la guerre à la Chine ou à l’Inde à cause de leurs tarifs douaniers !
Maintenant, regardons un peu les salaires. J’ai découvert, dans Le Figaro, une enquête de Mercer Total Remuneration Survey qui montre cela : un ouvrier belge gagne en moyenne 22653 € nets par an, soit 1887,75 € nets par mois ; le même ouvrier en France gagne 14903 €, soit 1241,92 € nets mensuellement. Serait-il hors de portée de la France de ramener la moyenne du salaire ouvrier au même niveau que la Belgique ? Nous ne serions pas très éloignés d’un SMIC à 1500 € nets et à une augmentation d’environ 20% pour les salaires compris entre 1500 et 2000€. Il paraît que c’est impossible, notre président, notre Premier ministre et même une ancienne candidate à l’élection présidentielle l’affirment. Nous sommes sans doute plus cons que les Belges…
Autres chiffres concernant d’autres catégories sociales : un technicien français gagne en moyenne 20022 € par an, en Belgique et aux Etats-Unis, il gagnerait 25828 €, en Espagne, 24827 €, au Royaume-Uni, 23025 €.
Un agent de maîtrise français débutant gagne 26428 €. Aux Etats-Unis, 33565 €. En Espagne, 31715 €.
Un cadre ou ingénieur français reçoit en moyenne chaque année 46868 €. Son homologue britannique, 50617 €. L’Allemand, 56242 €, soit 800 € de plus par mois...
Je suis bien d’accord que ces seules comparaisons ne suffisent pas, mais si nous pouvions, d’une part, harmoniser les pratiques sociales dans chaque pays membre de l’UE, et, d’autre part, harmoniser les tarifications douanières, ne serait-ce pas là le moyen de construire une véritable union européenne capable de résister à la crise et à laquelle nous serions « fiers » d’appartenir ?