Une émission terne sur une Rachida bling-bling
Je suis pris d’un étrange sentiment à la fin du visionnage du documentaire diffusé par Arte sur Rachida Darty.
Peut-être tout simplement parce que l’on n’y apprend pas grand chose que l’on ne connaisse déjà. En dehors de cette réflexion de l’intéressée au tout début de l’émission, reconnaissant quelques erreurs : « Au début, vous faites des maladresses », rien de vraiment consistant. Fermer les tribunaux à tour de bras, braquer les magistrats, les avocats et la vingtaine de ses collaborateurs qui ont démissionné, voilà le seul enseignement qu’elle tire de son action : ce sont des maladresses.
Les seules choses intéressantes, à mon sens, qui sont évoquées dans le film, ne sont justement qu’évoquées. Les réalisateurs ne sont pas allés chercher des réponses qui auraient pu être passionnantes.
Arrivant de la fac de médecine de Dijon où elle vient d’échouer à ses examens (après avoir tenté d’intervenir auprès du doyen pour qu’il revienne sur sa décision), Chalandon lui trouve un poste de « comptable » chez Elf. Pourquoi comptable ? En quoi consistait exactement son boulot ? Mystère.
Lagardère lui paie ensuite une formation de manager à HEC pour 30000 euros. Pourquoi ? Comment ? Pas de réponse.
Ensuite, grâce à ses mentors (dixit le commentaire), elle entre à l’ENM. Il n’y a pas un concours à l’ENM ? L’a-t-elle réussi « normalement » ? Y a-t-il eu des pressions pour qu’elle accède à l’école ? On ne sait pas.
Enfin, la disgrâce. Explication de Catherine Nay, épouse de Chalandon, en substance : « Sarkozy n’est plus bling-bling (pensez ! il ne met plus de ray-ban !), il lui a donc dit qu’elle n’avait plus à l’être ».
En regardant cela, je me suis mis à rêver que Droit de Réponse existait encore et que Polac lançait ses enquêteurs sur les traces de Rachida.
Un rêve de vieux con !