Le seul objectif du 29 janvier est de virer l'Autre
De nombreux journaux s'interrogent sur les raisons de la grève du 29 janvier. D'autres se demandent quel est le mot d'ordre, sous-entendu "ce n'est pas clair". Il ne me semble pas qu'il y ait le moindre mystère sur ce mouvement que tout le monde s'accorde à prévoir massif. Il est très clairement dirigé contre l'Autre qui, en 2007, s'est présenté devant nous, les électeurs, comme le président "de l'augmentation du pouvoir d'achat". Contrairement à ce qui est parfois retenu, il n'a pas dit, en effet, qu'il serait "le président du pouvoir d'achat", mais bien "le président de l'augmentation du pouvoir d'achat". Autrement dit, il s'est fichu des Français qui ont voté pour lui! Personnellement, je ne l'ai pas cru et je n'ai donc pas voté pour lui, mais la démocratie fait qu'il est mon président et demain je serai donc solidaire des crédules de 2007. Ayant déjà quelques décennies de présence sur cette planète, je n'ai pas le souvenir d'une période aussi difficile que celle que nous vivons actuellement. Et que l'on ne vienne pas nous faire croire que la crise mondiale est responsable de tous nos maux. Ce n'est pas la crise mondiale qui a décidé du paquet fiscal de 15 milliards d'euros chaque année; ce n'est pas la crise mondiale qui contraint les banques à ne plus prêter d'argent à des PME dont les carnets de commandes sont pleins; ce n'est pas la crise mondiale qui impose à l'Autre de démanteler l'Education nationale au profit de l'enseignement privé; ce n'est pas la crise mondiale qui impose à son gouvernement la destruction des services publics; etc., etc. Et c'est pourquoi je me sens encore libre comme cette mésange bleue de demander la démission de l'Autre, sous le seul prétexte qu'il a gravement et effrontément menti aux Français, et que je considère que le contrat qui nous lie est rompu.
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